Description
Une évocation des rites funéraires antiques en lien avec les villes romaines de Vaucluse, illustrées par quelques-unes des plus belles découvertes archéologiques réalisées ces dernières décennies par le service départemental d’Archéologie de Vaucluse.
Durant l’Antiquité, il n’était pas permis d’inhumer les défunts à l’intérieur des villes. Les sépultures étaient regroupées au sein de nécropoles (« villes des morts »), implantées au-delà des limites des agglomérations urbaines, le long des voies les plus fréquentées de manière à perpétuer le souvenir des défunts dans la mémoire des passants. Les personnages les plus renommés et fortunés achetaient des terrains situés en bordure des plus grands axes et au plus près des villes, sur lesquels ils faisaient bâtir de leur vivant, pour eux, et pour leurs parents proches, des tombeaux aux proportions parfois monumentales destinés à recueillir et préserver leurs cendres après de fastueuses cérémonies de crémation. Les citoyens les moins riches étaient, quant à eux, incinérés de façon plus discrète, sur une aire de crémation collective, où leurs cendres étaient ensuite inhumées accompagnées de quelques offrandes. Les villes romaines de Vaucluse ont ainsi livré des vestiges plus ou moins éloquents de ces nécropoles périurbaines. Cette conférence donne l’occasion de rappeler ces rites caractéristiques de l’Antiquité, et d’en illustrer le déroulement.
Par Jean-Marc Mignon (Archéologue, service départemental d’archéologie de Vaucluse).
Gratuit - sur réservation.





